Église Saint-Germain

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Caractéristiques

Coordonnées

Perray 49140 Corzé

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Histoire

Bienvenue en l’église Saint Germain de CorzĂ©.

En 1480, la Motte de CorzĂ© est une seigneurie. Ancien logis noble, le manoir est connu sous le nom du moulin de CorzĂ©. Une chapelle fut sans doute construite en ce lieu. Mais nous ne trouvons la trace d’une paroisse qu’au 15Ăšme siĂšcle grĂące Ă  la liste des curĂ©s de CorzĂ© qui furent appelĂ©s Ă  la desservir.

L’Ă©glise a Ă©tĂ© largement remaniĂ©e au fil des siĂšcles, embellie, entretenue. Au fil du temps, chaque gĂ©nĂ©ration a laissĂ© son empreinte.

DĂ©jĂ  vers 1650, le curĂ© d’alors fait rehausser le sol de plus de deux pieds afin d’Ă©viter les inondations du Loir. Avant cela, les fidĂšles descendaient quasiment de six marches pour entrer dans l’église.

La partie la plus ancienne est le clocher d’époque romane du 11Ăšme siĂšcle. Trapu et surmontĂ© d’un clocher couvert d’ardoises, il a fiĂšre allure avec sa flĂšche.

Un grand portail plein cintre, c’est-Ă -dire avec une voĂ»te en demi-cercle, nous ouvre l’entrĂ©e de cette jolie Ă©glise dont la nef bien Ă©clairĂ©e mesure 33 mĂštres de long sur 8 mĂštres de large. Construite en 1869 par l’architecte BONNET, dĂ©molie en 1900, elle a Ă©tĂ© reconstruite en 1903 : elle a subi quelques remaniements Ă  cette occasion. C’est Ă  ce moment que l’église est placĂ©e sous le vocable de Saint Germain dont la statue a Ă©tĂ© restaurĂ©e.

De nombreuses statues l’habitent, ainsi qu’un chemin de croix colorĂ©, des vitraux et rosace Ă©galement d’un bel effet.

Le chƓur, quant Ă  lui, est de la fin du 18Ăšme, de mĂȘme que toute sa dĂ©coration Ă  l’antique : boiseries, stalles, statues en terre cuite. Il est couvert d’un lambris Ă  mi-hauteur, et est ornĂ© de niches accostĂ©es de pilastres ; la rosace du fond, dont on voit la trace ronde derriĂšre la statue de la Vierge Marie, a Ă©tĂ© obturĂ©e pour des raisons pratiques, mais pas dĂ©truite car nous pouvons la voir de l’extĂ©rieur. La voĂ»te, peinte d’une magnifique fresque est d’un auteur inconnu. Les deux Ă©vĂȘques reprĂ©sentĂ©s sont Saint Germain et Saint Julien mais nous ignorons aussi les liens qui pourraient les unir.  Vous trouverez la description de la fresque dans la vidĂ©o jointe.

Deux chapelles latĂ©rales sont dĂ©diĂ©es l’une Ă  Saint Avertin, diacre originaire d’Angleterre et disciple de Saint Thomas Beckett. Il accompagna son Ă©vĂȘque lors de son exil en France en Touraine. AprĂšs le martyre de saint Thomas, saint Avertin revient en Touraine pour y vivre la vie d’ermite. Les habitants de la rĂ©gion eurent recours Ă  sa priĂšre et Ă  ses conseils. Ils l’entourĂšrent d’une telle vĂ©nĂ©ration qu’aprĂšs sa mort ils donnĂšrent son nom Ă  leur localitĂ© : Saint Avertin.

L’autre chapelle est dĂ©diĂ©e Ă  la vierge Marie et l’enfant JĂ©sus. Dans cette derniĂšre, vous voyez le baptistĂšre et le tabernacle. Les statues de ces chapelles datent des 16e et 18e siĂšcle.

L’église a encore bĂ©nĂ©ficiĂ© d’importants travaux de restauration en 1803, puis en 1824. De nouvelles rĂ©parations furent rendues nĂ©cessaires par un ouragan en 1902. Depuis des siĂšcles, l’attachement des habitants et de leurs curĂ©s ne s’est pas dĂ©menti !

Anecdote

  • Nous voyons encore les traces de la rosace du chƓur qui a Ă©tĂ© obstruĂ©e mais pas dĂ©truite. La raison en est que cette grande rosace donnait Ă©normĂ©ment de lumiĂšre et le matin, elle gĂȘnait le prĂȘtre qui cĂ©lĂ©brait la messe. A une Ă©poque, la messe Ă©tait en effet cĂ©lĂ©brĂ©e par le prĂȘtre « dos au peuple ». Il Ă©tait donc aveuglĂ© par le soleil levant.
  • Il y a quelques annĂ©es avant une grande cĂ©rĂ©monie, le mĂ©nage de la statue de la Vierge Marie dans la chapelle qui lui est dĂ©diĂ©e est entrepris. Tout Ă  coup le grand manche Ă  balai fait tomber de la statue un objet noir et poussiĂ©reux. A la grande stupĂ©faction des bĂ©nĂ©voles, il s’agissait d’un objet en forme de cƓur, ornĂ© de pierres brillantes et qui pouvait s’ouvrir. Sans doute s’agissait-il d’un objet posĂ© pour remercier Sainte Marie.

Énigmes

Énigme 1

Avec les statues des saints dans cette église !

Je suis une carmĂ©lite et j’ai choisi « une petite voie » pour ĂȘtre sainte. Je porte des roses. Qui suis-je ?

Sainte ThérÚse de Lisieux, dans la nef à gauche.

« Je veux chercher le moyen d’aller au Ciel par une petite voie bien droite, bien courte, une petite voie toute nouvelle. »  La petite voie de ThĂ©rĂšse consiste Ă  prendre l’ascenseur de l’amour que sont les bras de JĂ©sus.

 

Énigme 2

Avec les statues des saints dans cette église !

Je suis prĂȘtre et saint patron des malades et des hĂŽpitaux. Qui suis-je ?

Saint Camille de Lellis, dans la nef, Ă  droite.

Il se convertit en aidant Ă  soigner les malades Ă  Rome dans l'hĂŽpital Saint-Jacques des Incurables. Il s'efforça dĂšs lors de voir en eux le Christ et, devenu prĂȘtre, il jeta les fondations de la CongrĂ©gation des Clercs RĂ©guliers ministres des malades. Il mourut Ă  Rome en 1614.

Énigme 3

Avec les statues des saints dans cette église !

Je suis reconnaissable à la bure que je porte, le lys et l'enfant dans mes bras. Qui suis-je ?

Saint Antoine de Padoue, Ă  droite Ă  l’entrĂ©e du chƓur, que l'on prie pour retrouver les objets perdus.

Franciscain et docteur de l'Église, c'est en Italie et dans le midi de la France qu'il exerça avec beaucoup de fruits le ministĂšre de la prĂ©dication, en attirant un grand nombre de personne.

Antoine dĂ©finit la priĂšre "comme une relation d'amitiĂ© oĂč l'homme dialogue avec le Seigneur", l'articulant en quatre dispositions indispensables : ouvrir avec confiance son cƓur Ă  Dieu, lui parler avec affection, lui confier nos attentes, le louer et le remercier.

Énigme 4

Avec les statues des saints dans cette église !

Je suis prĂȘtre et nĂ© en Anjou. On me reconnaĂźt Ă  la tenue avec laquelle je suis montĂ© Ă  l'Ă©chafaud lors de la Terreur. Qui suis-je ?

Bienheureux Noël Pinot, dans la nef sur la droite

PrĂȘtre et martyr, il Ă©tait curĂ© au moment de la RĂ©volution française et refusa de prĂȘter serment Ă  la Constitution civile du clergĂ©. ArrĂȘtĂ© alors qu'il se prĂ©parait Ă  cĂ©lĂ©brer la messe, il fut revĂȘtu par dĂ©rision des vĂȘtements sacrĂ©s quand on le conduisit Ă  l'Ă©chafaud, comme Ă  l'autel du sacrifice. C’était Ă  Angers en 1794.

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