Bienvenue Ă l’Ă©glise Saint Martin !
ĂdifiĂ©e sur le rocher, elle est dĂ©diĂ©e Ă Saint Martin de Vertou. NĂ© Ă Nantes en 527, Martin Ă©vangĂ©lise le pays nantais et le nord du Maine et Loire. Il fonde un premier monastĂšre Ă Vertou et un second Ă Saint-Georges-de-Montaigu, oĂč il meurt vers lâan 600. Son corps est alors ramenĂ© dans lâabbatiale de Vertou.
LâĂ©glise est construite en pierres de grĂšs locales, dites roussardes. On y accĂšde par un double palier de 15 marches. D’une taille modeste, elle contient environ 200 places.
Son clocher du 13Ăšme siĂšcle, est une tour carrĂ©e Ă©paulĂ©e de quatre contreforts. CoiffĂ©e d’un clocher rond et pointu, il est le signal annonçant le village loin Ă la ronde.
La nef du 11Úme siÚcle est couverte par un berceau brisé en lambris.
Elle se prolonge par le chĆur du 13Ăšme siĂšcle Ă deux travĂ©es couvertes de voĂ»tes bombĂ©es, l’une en tuffeau, l’autre en pierre coquilliĂšre.
La chaire, aux panneaux sculptĂ©s reprĂ©sentant les quatre Ă©vangĂ©listes, date du 19° siĂšcle. Sur le dossier de la chaire JĂ©sus est reprĂ©sentĂ©, portant un agneau sur ses Ă©paules, signe du berger qui prĂȘte attention Ă chacune de ses brebis et nâen perd aucune.
Au 18Ăšme siĂšcle, un autel en marbre adossĂ© Ă un grand retable incurvĂ©, dit lavallois, fut ajoutĂ©. Il remplit toute la hauteur du chĆur et est encadrĂ© de chaque cĂŽtĂ© par deux colonnes corinthiennes. Au centre, la toile est une rĂ©plique de celle peinte en 1702 par Antoine Coypel Ă la demande du Grand Dauphin, futur Louis XV, pour la chapelle du chĂąteau de Meudon. Elle reprĂ©sente la RĂ©surrection du Christ. L’ange, situĂ© au centre de la composition, vole vers la porte du tombeau, les ailes largement dĂ©ployĂ©es et l’ouvre. Le Christ s’Ă©lĂšve dans un mouvement d’ascension. Le tiers infĂ©rieur du tableau est occupĂ© par les gardes du tombeau effrayĂ©s.
Sur les cĂŽtĂ©s, la statue de Saint Martin avec son bĂąton de pĂšlerin et celle de saint Pierre, tenant les clĂ©s du Paradis, il fut choisi par JĂ©sus pour conduire lâEglise et devenir ainsi le premier pape.
Au 19Ăšme siĂšcle, on ouvrit quatre baies en arc brisĂ© dans la nef, ainsi qu’une baie gĂ©minĂ©e dans le style du 14° siĂšcle au-dessus du portail d’entrĂ©e, l’ensemble apportant la lumiĂšre dĂ©sirĂ©e. En 2005 et 2019, le PĂšre Kim En Joong, dominicain originaire de CorĂ©e et artiste bien connu, crĂ©a cinq vitraux. L’un pour la baie au-dessus du portail d’entrĂ©e, Ă©voque la priĂšre chrĂ©tienne vivifiĂ©e par les sacrements. Les quatre autres sont dĂ©diĂ©s aux quatre Ă©vangĂ©listes, Matthieu, Marc, Luc et Jean.
Le pĂšre Kim En Joong a donnĂ© Ă cette Ă©glise une touche de couleurs et de modernitĂ© en crĂ©ant cette Ćuvre dâart, prouvant ainsi que la foi est actuelle dans le monde dâaujourdâhui.





